Adopté définitivement le 2 février après un ultime recours au 49.3, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 « laisse un sentiment d’inachevé », déplore l'Union nationale des centres communaux et intercommunaux d'action sociale (Unccas) dans un communiqué.
Si la fédération salue le « travail décisif des sénateurs » ayant « permis de limiter la ponction financière initialement prévue contre les collectivités », elle pointe un budget qui « renvoie surtout à demain les urgences sociales d’aujourd’hui ». L'Unccas regrette que le PLF pour 2026 « n’offre aucune marge de manœuvre supplémentaire pour l'action sociale de proximité ».
Les mesures « positives », comme la revalorisation de la prime d'activité ou le repas à un euro pour les étudiants « sont contrebalancées par des arbitrages plus complexes », comme la réduction des effectifs à France travail et dans les ministères sociaux, « alors que le chômage stagne et que l’explosion de la précarité exige, au contraire, un renforcement de l'accompagnement humain. »
L'Unccas demande une « visibilité à long terme pour affronter le mur démographique, le retour de la grande pauvreté et la crise du logement
». Elle appelle par ailleurs le gouvernement à lancer « dès à présent les travaux législatifs indispensables tels que la loi de programmation pour
le bien vieillir, le plan de rattrapage social pour les outre-mer et la généralisation du dispositif "Territoires zéro non-recours"
».
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