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Article03 février 2026
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L'hébergement chez un tiers, "mal-logement invisible" pour la Fondation pour le logement

Le 31e rapport annuel de la Fondation pour le logement souligne de nouvelles aggravations du mal-logement en France. Après un zoom sur l’hébergement chez un tiers, une situation "en dessous des radars", l’association donne des pistes d’actions concrètes à destination des élus locaux, en amont des élections municipales.

L’hébergement contraint chez un tiers est un « sujet massif », alerte Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation pour le logement des défavorisés. Les individus dans cette situation représentent en effet plus de deux tiers du million de personnes ne disposant pas de logement personnel, soit près de 645 000 personnes.

Le 31e rapport de la Fondation, présenté ce 3 février, propose d’approfondir cette forme peu connue du mal-logement, passée largement « en dessous des radars » , selon les professionnels du travail social.

Une situation « invisibilisée » 

Être hébergé chez un tiers est considéré comme une situation assez répandue dans toutes les classes sociales, et finalement banale. Les profils sont divers : jeunes aux ressources limitées vivant chez leurs parents, jeunes ménages contraints de revenir dans leurs familles, personnes âgées, publics vulnérables ou étrangers en attente de régularisation.

Comme les hébergés ne constituent pas un « groupe homogène », les causes des difficultés d’accès au logement sont multiples : insertion professionnelle (chômage, emplois précaires, …), ruptures biographiques (séparation, deuil, naissance, …), intégration dans un nouveau pays, forte tension immobilière, …

Pour certains, il ne s’agira que d’une période transitoire suite à un accident de la vie, mais pour d’autres ce sera un « marqueur profond de la précarisation ». Les personnes sans abri ont fréquemment eu recours à l’hébergement chez un tiers, précise ainsi le rapport.

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