Nous sommes encore loin du compte, mais nous avons limité les dégâts. C'est en substance le jugement que porte l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, qui devait être définitivement adopté ce lundi 2 février à l'Assemblée nationale.
À l'automne 2025, l'Udes était montée au créneau pour dénoncer un projet de budget se traduisant, selon ses calculs, par une amputation de quatre milliards d'euros pour l'ensemble de l'ESS.
Trois mois plus tard, l'Udes porte un jugement plus nuancé : « Les annonces gouvernementales intervenues au cours de l’examen parlementaire, notamment sur la taxe sur les salaires, traduisent certaines évolutions par rapport au texte initial. »
Si les crédits pour l'insertion par l'activité économique (IAE) sont réduits par rapport à 2025, la version définitive du PLF les rehausse de 128 millions d'euros (M€) par rapport à la version initiale. Les professionnels, de leur côté, demandaient le double pour maintenir les crédits à leur niveau de 2024.
Les missions locales perdront également des financements, mais la baisse est ramenée à 8 % au lieu de 13 %. Le service civique et les « colos apprenantes » ne sont finalement pas affectés par ce coup de ciseaux. À noter que l'ensemble des entreprises de l'ESS devront désormais payer la taxe d'apprentissage dont elles étaient jusque-là exonérées.
Commentaire de l'Udes : « Ces évolutions demeurent toutefois insuffisantes et plusieurs mesures non revues contribuent à renforcer la pression fiscale et budgétaire pesant sur les entreprises de l’ESS. »
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