Interpellé le 25 juin par le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, sur les inquiétudes suscitées par la réforme des diplômes de niveau 6 du travail social, le gouvernement a répondu, le 17 septembre, aux critiques visant notamment la disparition du mémoire.
Pour le parlementaire, la disparition du mémoire « au profit d'une simple "épreuve conclusive" » illustre un « nivellement par le bas des exigences pédagogiques » et sacrifie « un exercice essentiel d’analyse, de réflexion critique et de prise de recul ».
Le gouvernement assure au contraire que l'épreuve conclusive « conserve […] les exigences fondamentales du mémoire de pratique professionnelle ». L'étudiant devra notamment revenir sur son parcours, ses compétences, ses expériences de terrain et sa posture professionnelle. L'épreuve comprend également une soutenance orale qui constitue « un élément fort de professionnalisation », ajoute le ministère du Travail et des Solidarités.
Pour rappel, la réforme des diplômes d’assistant de service social, d’éducateur de jeunes enfants, d’éducateur spécialisé et d’éducateur technique spécialisé est entrée en vigueur à la rentrée 2026. La réforme s'appliquera pour le diplôme de conseiller en économie sociale familiale à la rentrée 2027.
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