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Réforme des diplômes du travail social : les coulisses de la rentrée

Longs FormatsMarine DERQUENNE10 septembre 2026
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Sur le site de Montrouge de l'IRTS Île-de-France, les futurs éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants et assistants de service social ont fait leur rentrée fin août. Le début d'une nouvelle aventure pour ces jeunes bacheliers, étudiants, ou adultes en reconversion. Les équipes pédagogiques faisaient elles aussi cette année une rentrée déterminante, marquée par l'entrée en vigueur de la réforme des diplômes. Reportage en deux volets, et en vidéos, côté salle de cours et côté salle des profs.

Le 28 août, sur le site de Montrouge de l'Institut régional de travail social (IRTS) Île-de-France, c'est le jour de la rentrée pour les futurs assistants de service social (ASS), éducateurs spécialisés (ES) et éducateurs de jeunes enfants (EJE).

Parmi eux, Naé, 20 ans, qui débute une formation d'éducateur spécialisé, connaît déjà le travail social pour avoir été lui-même accompagné. Déscolarisé pendant deux ans, il a été soutenu par des éducateurs spécialisés pour reprendre ses études et trouver sa voie. « Ça a été vraiment une grande aide », raconte-t-il. Une expérience qui a d'ailleurs pesé dans son choix de métier : à son tour, il souhaite désormais accompagner les autres.

Il ne sait pas encore dans quel secteur il voudra exercer. « Je préfère explorer », confie-t-il. De ces trois années de formation, « c'est vraiment ce côté très pratique que j'attends, de pouvoir apprendre sur le terrain ».

« J'ai eu le temps de mûrir le projet »

À 48 ans, Dahbia a décidé de reprendre ses études pour devenir assistante sociale. Axel Gable

Puis il y a Dahbia, qui aborde cette rentrée avec une tout autre expérience. À 48 ans, elle a décidé de reprendre ses études pour devenir assistante sociale. « J'étais assistante de gestion dans une entreprise de service numérique depuis treize ans ». 

Déjà très investie bénévolement dans le social, notamment à travers des maraudes, elle a décidé d'en faire son activité professionnelle après être tombée malade.
« J'ai eu le temps de mûrir le projet et de me dire que j'avais envie d'avoir un diplôme dans ce domaine-là, dans le social, pour pouvoir y travailler. »

Son expérience associative lui a donné un premier aperçu du terrain, mais elle attend désormais de la formation ce qui lui manque : « La pratique, je l'ai peut-être un petit peu, mais la théorie, avec le droit social, m'intéressait ».

Complémentarité et solidarité 

Pour cette première journée, le retour sur les bancs de l'école provoque toutefois un petit décalage. « Me retrouver avec des étudiants qui ont l'âge de ma fille, ça m'a fait bizarre », sourit-elle. Mais elle juge ce mélange « très positif » : « O n a beaucoup à apprendre vis-à-vis des jeunes. Et peut-être que nous aussi, on peut leur apporter quelque chose. »

Les promotions peuvent réunir des étudiants « de 18 à 50 ans et quelques », sortant aussi bien du lycée que d'une première formation, d'une reconversion ou disposant déjà d'une expérience professionnelle, souligne Catherine Roulhac, la directrice pédagogique, qui explique que l'objectif est justement de favoriser la « complémentarité » et la « solidarité » entre ces profils.

268 étudiants en 1re année à Montrouge

À la rentrée 2026, 268 étudiants ont intégré une première année de formation sur le site de Montrouge de l’IRTS Île-de-France.                                     

La formation d’éducateur spécialisé concentre le plus grand nombre d’entrants, avec 101 étudiants, devant celles d’assistant de service social (50), de moniteur-éducateur (34), d’éducateur de jeunes enfants (32), de conseiller en économie sociale familiale (28) et d’accompagnant éducatif et social (23). Parmi ces étudiants, 18 sont en formation continue et 21 bénéficient d’un financement de France Travail.

Du lycée à l'IRTS