À la veille de l'examen du projet de loi de protection des enfants au Sénat à partir du 27 octobre, l'Uniopss « regrette certaines évolutions récentes du texte ».
Elle s'inquiète en particulier de la réintroduction, en commission des affaires sociales du Sénat, de l'article 2 qui permet d'accélérer les procédures de délaissement parental et de mettre en place un dispositif de suppléance parentale. Ces mesures « pourraient, en l’état actuel des services de protection de l’enfance, conduire à des décisions hâtives », estime l'union.
Plus largement, elle rappelle qu' « une nouvelle loi ne suffira pas à répondre aux difficultés structurelles de la protection de l’enfance ». Pour elle, ce dont le secteur a besoin, « c’est d’une véritable ambition politique : renforcer la prévention, garantir des financements à la hauteur des besoins des enfants et lancer un plan ambitieux pour renforcer l’attractivité des métiers de l'enfance ».
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