Les départements sont invités à s'engager dans la transformation de leur offre en protection de l'enfance. Celle-ci peut prendre plusieurs formes : diminution des places d'établissement au profit des réponses en milieu familial, développement de la prévention… À la demande du gouvernement, l'Igas présente des "repères" pour les aiguiller.
Après le champ du handicap, le secteur de la protection de l'enfance est touché par le mouvement de « transformation de l'offre ». Le gouvernement l'a explicité le 22 septembre lors du deuxième comité stratégique de la refondation de la protection de l'enfance : « la première priorité est de faire évoluer l’offre d’accueil et d’accompagnement ».
Il veut « prévenir davantage, soutenir les familles lorsque cela est possible, développer l’accueil familial et les tiers de confiance et diversifier les réponses proposées aux enfants ». Cette démarche doit s'appuyer sur des « repères », élaborés par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et publiés le 23 septembre.
Désinstitutionnalisation
Cette production, rédigée par Geneviève Gueydan (ancienne directrice de la CNSA) avec la contribution de Marguerite Moleux, prend appui sur l'opération de transformation de l'offre, menée depuis 2025 en Gironde et dans le Var, avec le soutien de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).
Ce que le gouvernement retient des travaux menés dans ces deux départements, c'est « qu’il est possible de construire une offre plus diversifiée et mieux adaptée aux besoins des enfants », en rééquilibrant les moyens vers plusieurs axes. À savoir : des interventions renforcées à domicile, des solutions de soutien à la parentalité, la mobilisation des proches et des tiers de confiance ou encore l’accueil familial.
Une démarche qui contribue à l’objectif de « désinstitutionnalisation progressive des parcours, chaque fois que l’intérêt supérieur de l’enfant le permet, afin de privilégier des réponses individualisées favorisant son développement affectif, social et éducatif ».

