Le placement éducatif à domicile (PEAD) disparaît progressivement. Dans une enquête, la Cnape montre que, dans la plupart des cas, les mesures prenant sa relève proposent un accompagnement intensif et une solution de mise à l’abri. Mais un risque de perte de protection pour les enfants est signalé.
Depuis deux ans, le « placement éducatif à domicile » (PEAD) est en voie de disparition. Il s'agit d'une modalité d'intervention dans laquelle un enfant en danger demeure chez ses parents avec un accompagnement éducatif intensif, couplé à une possibilité d'hébergement ponctuel (repli ou mise à l'abri).
En 2024, la Cour de cassation a signé l'arrêt de ce dispositif, considérant qu'il relève de l'assistance éducative en milieu ouvert, renforcée ou intensifiée (AEMO-R/I), éventuellement avec hébergement. Le PEAD s'éteint ainsi progressivement, au profit des mesures d'AEMO-R/I, selon des modalités fixées en 2025 par la Direction générale de la cohésion sociale et la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse.
Que deviennent, dans les pratiques, les fonctions jusqu'alors associées au PEAD ? C'est ce qu'a voulu savoir la Cnape.
Questionnaire
À cette fin, la Fédération des associations de protection de l’enfant a interrogé ses adhérents entre le 30 juin et le 16 juillet 2026. Elle a recueilli 52 questionnaires, couvrant 39 départements. Elle rend compte des résultats recueillis dans une « analyse » mise en ligne le 2 octobre (le document complet est réservé aux adhérents).

