Lors des vœux à la presse de la Fédération hospitalière de France (FHF), le 13 janvier, son conseiller « stratégie », Marc Bourquin, est revenu sur la nouvelle contribution financière pour l'autonomie (CFA) créée par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026.
Au départ, cette nouvelle ressource issue de la hausse de la CSG sur certains produits d'épargne, générant environ « 1,6 milliard d'euros » pour la branche autonomie était, selon lui, « une très bonne nouvelle ». Mais « immédiatement, cela a été la douche froide » car « le Parlement a décidé d'affecter 90 % de cette nouvelle ressource à la réduction du déficit de la branche ».
Résultat : alors que les établissements médico-sociaux publics sont « en grande difficulté financière », l'enveloppe consacrée à soutenir les plus fragiles n'est que de « 150 millions d'euros, contre 300 millions en 2025 ».
Dans ce contexte, la contribution financière pour l'autonomie s'apparente à « une occasion ratée » de soutenir le secteur, a estimé Marc Bourquin.
Il a aussi rappelé que « les taux de progression [des crédits] prévus dans le champ médico-social étaient inférieurs à 1 % » alors que les charges salariales allaient augmenter « autour de 4 % » du fait de la hausse des cotisations retraite. Dans « cette situation extrêmement délicate, il y aura une nouvelle dégradation » des finances des structures, a-t-il prévenu, allant jusqu'à évoquer « la menace de disparition du secteur public ».
À lire également :

