Comment réagir lorsqu'un enfant se confie sur des violences et comment repérer des signes qui doivent alerter ? Le Haut-commissariat à l'Enfance publie un guide destiné aux professionnels en contact avec des enfants élaboré avec des associations spécialisées, des professionnels et la Haute Autorité de santé (HAS).
Ce document « rassemble des ressources et des repères concrets pour mieux repérer les signes de violence, accueillir la libération spontanée de la parole, transmettre les alertes aux interlocuteurs compétents, et leur permettre de recueillir la parole de l’enfant en toute sécurité. »
Le guide détaille notamment les signes physiques (blessures fréquentes, bleus, fatigue, vêtements inadaptés, manque d'hygiène…), comportementaux (isolement, agressivité inhabituelle, rejet des autres…) ou scolaires (absentéisme, chute des résultats…) susceptibles d'alerter, tout en rappelant qu'une situation de violence repose rarement sur un seul indice. Une attention particulière est portée aux enfants en situation de handicap, davantage exposés aux violences mais dont les manifestations peuvent être « mal interprétées » ou leur parole « minimisée ou disqualifiée ».
Côté démarches, le document rappelle les différents relais à mobiliser : responsable ou référent de la structure, 119, cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip), services de police ou de gendarmerie et autorité judiciaire… Une procédure en cinq étapes résume les réflexes attendus, du repérage à la transmission d'une information préoccupante ou d'un signalement.
« Le doute ne doit pas conduire à l'inaction, mais à la mobilisation », insiste le guide. Il recommande notamment aux professionnels « de ne pas rester seuls » face à ces situations, « de bénéficier de temps d'échange » et de « s'inscrire dans une démarche de formation continue. »
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