Les robots « sociaux » pourraient-ils constituer une réponse d'accompagnement des personnes âgées ou handicapées ? Bien que leur développement soit « balbutiant », la Haute Autorité de santé (HAS) s'est emparée du sujet, dans le cadre d'une analyse prospective adressée au gouvernement et au Parlement. Objectif : « aider les décideurs publics à mieux encadrer le développement de la robotique sociale dans le champ de la santé et de l’autonomie ».
La HAS s'appuie sur une méthode par scénarios, se déroulant dans un futur proche où la pénurie de professionnels s'accentuerait, favorisant l'introduction de dispositifs robotiques d'assistance à la personne. Les scénarios sont au nombre de trois : dans le premier, les dispositifs robotiques sont généralisés et constituent les piliers du maintien à domicile, dans le second ils sont réservés aux personnes les plus aisées et dans le troisième les robots d’assistance sont introduits à petite échelle dans des environnements sélectionnés.
Pour chacun, sont identifiés les principaux risques, éthiques, organisationnels et technologiques : attachement excessif ou dépendance, perte du lien humain…
L'analyse met par ailleurs en lumière les points de vigilance permettant d'« éviter les mésusages » (formation des professionnels, protection des données…).
Dans tous les cas, prévient la HAS, « la robotique sociale n’a de sens que si elle contribue à préserver et renforcer le lien humain, sans se substituer aux relations, et si elle répond aux besoins des usagers, en complément d’un accompagnement personnalisé (notamment pour le maintien à domicile) ».
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