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Article07 mai 2026
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Acceptabilité de IA : le Cercle vulnérabilités et société parie sur une stratégie des petits pas

Après un an de travaux et l'analyse de 150 cas d’usage internationaux, le Cercle vulnérabilités et société défend une intelligence artificielle (IA) centrée sur l'acceptabilité et le soutien à la relation humaine. Trois pistes d’expérimentation émergent pour le secteur social et médico-social.

« Il y a un paradoxe à considérer que l’avenir des métiers du lien dépend d’une solution technique », a déclaré Jean-Christophe Combe, le 6 mai, en introduction du colloque de restitution de l’étude du Cercle vulnérabilités & société sur les potentiels de l’IA dans l’accompagnement. Et pourtant, c’est peut-être le cas, selon l’ancien ministre des Solidarités, « si les technologies sans se substituer à l’humain, augmente ses capacités ».

Reste que les craintes sont énormes, dans un « secteur tourné vers l’autonomie », que « l’IA prive les acteurs de leur capacité d’agir », remarque Aude Muscatelli, directrice adjointe de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Syndrome de Frankenstein

Pour dépasser « le syndrome de Frankenstein dont souffre le monde de l’action sociale face à l’IA », selon Jean-Baptiste Talabot, directeur de l’action sociale retraite chez Malakoff Humanis, et peut-être rattraper son « décalage » par rapport au secteur sanitaire, souligne encore Aurélien Roy, directeur de l’innovation de la Fehap, le Cercle et ses partenaires – Malakoff Humanis, Fehap et UDSM – se sont emparés du sujet depuis un an.

« Plutôt que de débattre sur la nécessité d’utiliser ou pas l’IA dans le secteur social et médico-social, nous avons adopté une philosophie opérationnelle pour notre étude qui a vocation à éclairer les angles morts », explique Thierry Calvat, cofondateur du think tank.