Lors du deuxième comité stratégique de la refondation de la protection de l’enfance du 22 septembre, le gouvernement a fait part des actions engagées par les différents ministères. Les acteurs associatifs et militants en sortent mitigés, avec beaucoup d’interrogations sur les prochaines étapes.
« On est en fin de règne », souffle le militant Lyes Louffok, ce 22 septembre, à la sortie du comité stratégique pour la refondation de la protection de l’enfance. À quelques mois de la fin du quinquennat, et alors que le projet de loi de protection des enfants – adopté à l’Assemblée nationale en juillet – est concurrencé par une proposition de loi (PPL) intégrale contre les violences sexistes et sexuelles à forts enjeux politiques et médiatiques, il doute en effet que le gouvernement puisse faire avancer le dossier de la protection de l’enfance.
Absence de François Sauvadet
Pour cette deuxième réunion après l’installation du comité en février 2026, huit ministres ainsi que de nombreux représentants du champ de la protection de l'enfance (représentants des départements, du secteur associatif, des administrations, des parlementaires…) se sont réunis pour faire le point sur les travaux engagés par le gouvernement sur cette politique publique.
Une absence a toutefois été remarquée : François Sauvadet, président de Départements de France, n’a pas fait le déplacement. « Un mauvais signal », selon Lyes Louffok qui rappelle que les conseils départementaux sont les chefs de file sur ce sujet.
Un réengagement de l’État
Le président de l'Uniopss, Daniel Goldberg, se montre de son côté « satisfait » de cette rencontre : « cette deuxième réunion montre que ce comité stratégique s’installe dans la durée ».

