« Difficultés à couvrir certains territoires, risque de réduction voire de suppression d’interventions auprès de personnes âgées vulnérables ou de personnes en situation de handicap. » Dans un communiqué commun du 16 avril, les quatre fédérations associatives de l'aide à domicile mettent l'accent sur les conséquences pour les usagers de la hausse non compensée du carburant.
UNA, ADMR, Adédom et Fnaafp/CSF demandent de concert que l'aide à domicile soit concernée par les dispositifs existants déjà pour le transport routier, la pêche ou l'agriculture. « Dans un contexte de hausse brutale des prix des carburants, que penser du silence du gouvernement ? », s'interrogent les organisations professionnelles qui demandent des « aides concrètes et rapides pour solvabiliser les services et les professionnelles qui, pour le plus grand nombre, n’ont plus les moyens de 'faire le plein' ».
« Le virage domiciliaire n'a pas de carburant ». Le Synerpa alerte lui aussi sur la dégradation importante de la situation. « La hausse des carburants, explique son président Jean-Christophe Amarantinis, percute de plein fouet un modèle économique qui n’a aucune marge pour l’absorber. »
Le syndicat cite plusieurs solutions qui pourraient donner un peu d'air aux structures comme des mesures temporaires de soutien aux employeurs. Certains départements comme le Finistère commencent à aider le domicile. « Une réponse nationale s'impose », affirme le syndicat.
Dans ce contexte de fragilisation économique de la branche, le Synerpa comprend d'autant moins la décision du gouvernement de reculer l'âge pour bénéficier des exonérations de cotisations patronales dans les services à la personne. « On ne peut pas tenir le discours du virage domiciliaire et retirer, mois après mois, les conditions qui le rendraient possible », conclut le Synerpa.
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