Les actes suicidaires représentent un évènement indésirable grave lié aux soins (EIGS) sur cinq. Et parmi ceux ayant lieu en établissement, 40 % se déroulent à l'hôpital ou en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Pour prévenir le risque suicidaire, le ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées a diffusé, le 27 janvier, un outil d'auto-évaluation s'adressant aux établissements de santé ainsi qu'aux établissements et services médico-sociaux (ESMS), « en particulier » les Ehpad.
Cette grille doit permettre aux équipes d'identifier, analyser et cartographier « les risques liés à l’environnement physique (locaux, mobilier, équipements) susceptibles de favoriser le passage à l’acte suicidaire ou de compromettre la sécurité des patients, des résidents et des professionnels ».
Il constitue une aide pour réaliser un « diagnostic structuré et partagé de l'environnement de soins », la première étape avant de planifier des actions d'amélioration adaptées à chaque structure.
Sept grilles d’auto-évaluation, correspondant à différents espaces évalués (chambre, salle de bains, poste de soins…), sont proposées. Parmi les questions : « Les miroirs sont-ils fabriqués dans un matériau incassable ? », « Les oreillers et les matelas sont-ils exempts de plastique, de vinyle ou d'autres matériaux susceptibles d'être retirés et utilisés à des fins d'étouffement ou d'étranglement ? », etc.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la feuille de route nationale 2023-2025 visant à « améliorer la sécurité des patients et des résidents », dont un bilan a été dressé mi-janvier.
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