« Près de 3 000 postes équivalents temps plein [sont] menacés » en 2026, alertent six associations nationales (APF France handicap, Fédération Apajh, Fehap, Unapei, ANRH et Unea) après l'adoption du projet de loi de finances (PLF), le 2 février.
En effet, le texte voté « acte l'annulation de crédits pourtant adoptés par les députés et les sénateurs » lors des débats parlementaires. Les organisations rappellent que si le projet de loi initial prévoyait des coupes dans le budget des entreprises adaptées, en novembre dernier, le vote d'un amendement « soutenu de manière transpartisane » avait permis de « rétablir les crédits des entreprises adaptées à hauteur de 22,3 millions d'euros, soit un retour au budget de 2025 ».
Pourtant, « par un jeu d'amendements gouvernementaux, ces avancées ont été purement et simplement annulées » dans la version finale du texte, « sans concertation avec les acteurs concernés ni justification publique des arbitrages retenus ».
Pour les associations, « en annulant les crédits votés par le Parlement, l'État rompt de fait les engagements pris vis-à-vis des entreprises adaptées, fragilisant leur équilibre économique et mettant en risque l'emploi de milliers de salariés en situation de handicap ».
Dans ce contexte, elles appellent le gouvernement à « revenir sur ces arbitrages et à respecter les choix exprimés par le Parlement ».
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