Fin 2021, plus d’un tiers des foyers éligibles au RSA n’y recouraient pas, souligne la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), dans une étude de mai 2026. Cela représente 560 000 foyers.
Dans le détail, les données montrent que « les foyers non-recourants » au RSA ont, en moyenne, un statut socio-économique moins défavorisé que ceux qui le demandent. Ils sont plus souvent propriétaires de leur logement, sont plus diplômés et plus proches de l’emploi. Ils sont aussi davantage éloignés du système de protection sociale et restent éligibles au RSA pour des périodes plus courtes que « les recourants ».
En demandant le RSA, 345 000 ménages pauvres verraient leur niveau de vie augmenter (en moyenne de 280 euros par mois) mais « seuls 58 000 ménages, sortiraient de la pauvreté monétaire », signale la Drees. En outre, 287 000 connaîtraient une augmentation de leur niveau de vie significative mais insuffisante pour franchir le seuil de pauvreté.
Que se passerait-il si tous ces ménages demandaient le RSA ? « Le niveau de vie des ménages pauvres s’améliorerait significativement, mais réduirait le taux de pauvreté monétaire de seulement 0,2 point », calcule la Drees. Cela s’explique par le fait que le RSA ne cible qu’une part limitée des foyers en situation de pauvreté (les plus de 25 ans, ceux qui ne sont pas à la retraite ou handicapés). En outre, le RSA n’est généralement pas suffisant pour atteindre le seuil de pauvreté monétaire.
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