Présenté le 1er octobre, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 reçoit un accueil plus que mitigé dans le secteur social et médico-social.
Ce texte « apparaît en décalage avec les besoins croissants de la population et avec les alertes émises par les acteurs non lucratifs des solidarités et de la santé », déplore ainsi l'Uniopss. Qui dénonce, entre autres, « l'absence de mesures en faveur de la santé mentale, les économies réalisées sur les prestations familiales, les incertitudes sur le financement de l’autonomie et l’insuffisance des politiques de prévention ».
L'Union pointe également « l’affaiblissement du rôle de la CNSA au profit des départements, concrétisé par les 300 M€ versés directement à ces derniers ». « Quel avenir cela dessine-t-il pour la 5e branche et son périmètre, en particulier pour le secteur du domicile ? », interroge-t-elle.
Par ailleurs, l'Uniopss « regrette fortement le report de réformes attendues », comme la fusion des sections soins et dépendance en Ehpad, dont l'expérimentation est prolongée jusqu'à fin 2027. Une position partagée par la Fnaqpa.
Si celle-ci accueille « avec intérêt » le « contrat de qualité » prévoyant des financements complémentaires pour les établissements améliorant l'accompagnement, elle souligne que l'idée d'un « intéressement aux résultats (...) revient à complexifier une nouvelle fois la tarification des établissements ».
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