Dans un plan présenté le 18 février, le gouvernement prévoit 27 mesures en faveur de la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et contre les violences. Sur l’assistance sexuelle, aucune évolution n’est envisagée mais "le cadre juridique relatif à l’accompagnement aux gestes du corps sera clarifié" pour les professionnels.
Annoncé en juin dernier, le plan d’actions 2026-2027 « pour la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et contre les violences » a été présenté par le gouvernement le 18 février.
Il s’articule autour de quatre axes comptant 27 mesures et sera mis en place « à budget constant ». L’ensemble porte à la fois sur l’accès à la vie intime pour les personnes handicapées mais aussi sur la lutte contre les violences dont elles peuvent être victimes.
Au menu figure également la santé sexuelle et en particulier le sujet de la contraception des personnes alors que la France a été épinglée, notamment par l'ONU, pour des faits de stérilisation forcée.
Statu quo sur l'assistance sexuelle
Le sujet de l’assistance sexuelle – que des associations veulent voir légalisée – reste une nouvelle fois écarté de ce programme. « Nous ne sommes pas allés sur ce terrain », admet l’entourage de la ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, qui assure pourtant « ne pas avoir mis ce sujet sous le tapis ».
Concrètement, le plan entend, « à cadre légal constant, clarifier le cadre juridique relatif à l’accompagnement aux gestes du corps ». Pour cela, la direction des affaires juridiques du ministère a été saisie, indique le cabinet de la ministre.

