Les pôles d’appui à la scolarité (PAS) vont devenir « le lieu unique de la structuration de l’école inclusive », a indiqué Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, lors d’une audition devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le 29 avril.
Selon lui, les résultats du bilan réalisé par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dans les quatre départements préfigurateurs montrent que ce dispositif « fonctionne » et que « s’il ne résout pas tout, il apporte une plus-value nette aux professeurs et aux familles ».
À la rentrée 2026, ce sont « 1 031 PAS supplémentaires » qui devraient s’ouvrir (500 PAS sont actuellement en place), a complété la ministre déléguée en charge de l’Autonomie et des Personnes handicapées. À terme, 3 000 PAS devraient être déployés d’ici 2027.
Reste un obstacle à cette généralisation : trouver un cadre législatif pour « leur donner une assise solide », a souligné Camille Galliard-Minier.
À cet effet, la proposition de loi visant « à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers », rejetée en juin 2025 en commission mixte paritaire, revient le 11 mai en séance publique.
Pour que ce texte soit adopté, « le gouvernement abordera l’examen en deuxième lecture avec un esprit constructif, ouvert au dialogue », a assuré Camille Galliard-Minier.
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