Comment la fusion de la convention collective des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (accords CHRS) et de la convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 (CCN 66) va-t-elle être financée ?
Alors que les partenaires sociaux ont jusqu'au mois d'août pour négocier un accord, Nexem « dénonce une gestion défaillante et un désengagement criant des pouvoirs publics ».
Le syndicat d'employeurs rappelle qu'il a « régulièrement alerté les administrations (...) sur [les] conséquences financières et organisationnelles » de cette fusion. Mais à l'approche de l'échéance, « aucun pilotage effectif, aucune coordination interministérielle, aucune compensation financière ni aucune réponse opérationnelles n'ont été apportés ».
« Dans ce contexte, Nexem refuse que les structures qu’elle représente soient tenues pour responsables des effets induits par une réforme qu’elles n’ont ni décidée ni pilotée, ni qu’elles soient contraintes d’en assumer seules les conséquences financières », met en garde Alain Raoul, président de Nexem.
Il demande « instamment une reprise en main immédiate et effective du dossier par l’État, une clarification des responsabilités et la mise en place d’un financement intégral des surcoûts induits ». « Nous mènerons toutes les actions nécessaires pour y parvenir », ajoute-t-il.
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