Les années se suivent et se ressemblent. En mai 2025, 26 associations et fédérations protestaient contre la mise en œuvre d'une réserve prudentielle de 241 millions d'euros (M€) sur les fonds destinés aux structures pour personnes handicapées et âgées.
Un an plus tard, le même scénario se reproduit. Lors du dernier Conseil de la CNSA, l'État a annoncé qu'un gel prudentiel aurait lieu en 2026, cette fois-ci d'un montant de 215 M€. Dans un communiqué, 26 organisations (parmi lesquelles la Fehap, la FHF, Nexem, APF France handicap, mais aussi l'AD-PA, la Fnadepa ou encore l'Unccas) dénoncent un « mécanisme de coupes budgétaires inacceptable ».
« Cette décision, prise sans concertation [...] remet en cause l’engagement de l’État envers les personnes les plus vulnérables et aggrave les difficultés déjà criantes des accompagnements au sens large tant en établissement qu’à domicile », estiment les signataires qui demandent aux pouvoirs publics de revenir sur cette décision et de répondre aux « attentes légitimes des personnes en situation de handicap et des personnes avançant en âge, de leurs aidants et des professionnels ».
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