Pour sa première intervention publique, le nouveau président du Conseil de la CNSA, Paul Christophe, a insisté sur le rôle de la prévention dans tous les domaines pour réduire les coûts et améliorer le service. Constatant les disparités sur le terrain, il veut rétablir un peu d'équité sur l'APA en développant les systèmes d'information.
« À chaque fois qu'on m'a mis quelque part, c'était pour faire. » Relatant ses diverses actions dans le champ social, comme parlementaire ou ministre (« pendant trois mois et trois jours », glisse-t-il avec le sourire), Paul Christophe explique qu'il n'a pas accepté la présidence du Conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) pour faire de la figuration.
Devant les journalistes, ce 15 avril, l'ancien président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale a affirmé des ambitions fortes pour la branche autonomie, dont la CNSA a la responsabilité.
« Au milieu du gué »
« La branche est restée au milieu du gué », a estimé Paul Christophe qui perçoit plusieurs chantiers non aboutis. « L’équité n’est pas au rendez-vous avec de fortes disparités sur les restes à charge et les plans d’aide proposés selon les territoires », a-t-il déploré.
Il en veut pour preuve une étude récente de la Chambre régionale des comptes des Hauts-de-France sur la gestion de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA à domicile) dans le Pas-de-Calais.

