Depuis une vingtaine d'années, la mise en œuvre de différentes réformes (CMU-C, ACS, puis C2S) a permis une nette amélioration de la couverture en complémentaires santé. Entre 1996 et 2023, la part des personnes non couvertes est ainsi passée de 13 % à 3,4 %. Depuis 2010, ce taux évolue peu, indique la Drees dans une étude qui s'appuie sur des données de 2023.
Cette moyenne masque toutefois des disparités : les personnes les plus modestes, dont l'état de santé est souvent plus dégradé que celui de l'ensemble de la population, sont les moins bien couvertes. Ainsi, 7 % des individus vivant sous le seuil de pauvreté ne disposent pas de complémentaire santé, soit deux fois plus que dans l'ensemble de la population.
La Drees détaille les raisons pour lesquelles certains renoncent à une complémentaire santé. Dans un cas sur trois, le manque de moyens financiers est invoqué. « Par ailleurs, complète l'étude, 15 % des personnes non-couvertes déclarent ne pas en avoir besoin, 12 % être en cours d’adhésion, et 10 % ne pas penser ou avoir le temps de souscrire à une complémentaire santé. »
À noter enfin que la complémentaire santé solidaire (C2S), qui a remplacé la CMU-C et l'ACS, enregistre le meilleur taux de satisfaction, devant les contrats d'entreprise ou individuels. « De fait, la C2S protège ses bénéficiaires des restes à charge, notamment via l’exonération des dépassements d’honoraires », explique la Drees.
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