Si les demandes d'ouverture de droit à la complémentaire santé solidaire (C2S) – en progression constante – sont majoritairement dématérialisées, l'accueil physique reste un "canal essentiel" pour accompagner les personnes les plus éloignées du numérique, souligne le CNLE.
Comme chaque année, la Direction de la sécurité sociale (DSS) dresse le bilan de la complémentaire santé solidaire (C2S), couverture santé complémentaire destinée aux personnes aux revenus les plus modestes. Elle peut être gratuite ou payante (maximum 31 € par mois) selon les revenus du foyer.
Dans son avis accompagnant le rapport 2025, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CNLE) salue les avancées pour dynamiser le dispositif, qui reste néanmoins « perfectible ».
Effectifs en hausse
Les effectifs de la C2S continuent de progresser : en juin 2025, 7,9 millions de personnes en bénéficient, contre 7,7 millions en juin 2024.
La plupart dispose de la C2S gratuite (6,1 millions de personnes), laquelle est attribuée aux foyers dont les ressources sont inférieures à certains plafonds (862 € par mois pour une personne seule depuis le 1er avril 2025).
La C2S payante – octroyée aux ménages dont les ressources sont comprises entre 863 € et 1 163 € par mois pour une personne seule – comptabilisait 1,8 million de bénéficiaires.
Toutefois, pour le CNLE, ce dispositif reste « insuffisamment mobilisé ». « Près de 12 millions [de personnes] seraient éligibles », estime-t-il.

