Saisie le 24 juin par le Premier ministre dans la foulée de l’affaire Lyhanna, Sarah El Haïry, la Haute-commissaire à l’Enfance, vient de lui remettre son rapport sur « les priorités devant être mises en œuvre afin de renforcer notre politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux enfants ».
Ce document dessine « une stratégie globale fondée sur la prévention, le repérage précoce, la protection effective, l'accompagnement des victimes et la modernisation durable de l'action publique ».
Il compte vingt propositions qui visent à « construire une chaîne intégrée de protection de l’enfant ». Il n’aborde pas les enjeux propres à l’aide sociale à l’enfance (ASE), « considérant que ceux-ci font déjà l'objet d'un traitement spécifique par le gouvernement » dans le cadre du projet de loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale.
Parmi ses recommandations figurent la création d’ « un service unique de vérification des antécédents judiciaires de personne exerçant au contact des mineurs ».
Sarah El Haïry suggère aussi de créer un statut des administrateurs ad hoc et de renforcer leur formation, ce qui est réclamé par les associations.
D’autres pistes visent à déployer un réseau coordonné des unités d'accueil pédiatriques enfants en danger (Uaped) et à « garantir le droit de l’enfant victime à une audition adaptée ».
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