Ils sont partis un jour de Côte d'Ivoire, de Guinée ou d'Algérie pour espérer un avenir différent, ont vécu pendant des mois des épreuves qu'ils peinent à raconter et puis un jour, sont arrivés à Marseille. Dans ce port, tout peut recommencer. Mais pour cela, ils doivent faire un travail d'intégration, rattraper le retard à l'école, faire valider leur minorité, essayer de trouver une voie professionnelle, mais aussi nouer des relations avec les autres jeunes.
Le film documentaire Tout va bien, réalisé par Thomas Ellis raconte cette folle odyssée, pas leur voyage (simplement évoqué de temps en temps) mais leur travail d'intégration dans la société française. « Je voulais que le film raconte l'immigration autrement, à hauteur d'adolescent », explique le réalisateur qui signe là son premier documentaire.
La caméra suit Aminata, Junior, Khalil et les deux frères Abdoulaye et Tidiane dans leur progression. Bien entendu, rien n'est simple, ni les exigences des écoles ou des employeurs pour une alternance. Ni l'apprentissage de la liberté quand les parents restés au pays vous rappellent qu'il faut rester fidèle à la tradition. Mais pas à pas, aidés par des éducateurs très investis, ils construisent une route.
Loin du catastrophisme ambiant, ce documentaire soutenu par de nombreuses associations, donne à voir des jeunes pleins de vie et d'énergie qui combinent une âme d'enfant et une maturité d'adulte. Les premiers échos recueillis lors des avant-premières sont très enthousiastes, notamment chez des lycéens en formation professionnelle qui se sont reconnus dans l'une de ces cinq histoires.
« Tout va bien », un documentaire de Thomas Ellis, en salles le 7 janvier 2026.
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