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Article09 janvier 2020
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Toujours pas de loi Grand âge... la colère monte

Promise pour la fin 2019, la loi sur le vieillissement n'a toujours pas été présentée, même dans ses grandes lignes. Confrontés à des réalités sociales très dures, les professionnels ne cachent plus leur exaspération. 2020 sera-t-elle la bonne année ?

En ce début d'année, un nouveau front de colère menace de s'ouvrir. Certes, il y a peu de chances de voir des hordes de manifestants prendre la rue. Quoique. L'affaire, en effet, concerne le champ du vieillissement. En clair, comment donner des outils pour reculer la survenue de la dépendance ; comment dégager des moyens pour permettre au choix domiciliaire de pouvoir pleinement s'exercer ; et puis, ne l'oublions pas, comment faire venir de nouveaux professionnels dans les Ehpad pour éviter une situation sociale comparable à celle des urgences hospitalières. 

Marqueur social du quinquennat ?

Un peu partout, ça gronde. Personne ne comprend que la promesse que les deux têtes de l'exécutif ont à tour de rôle exprimée ne se traduise par aucun texte de fond. Souvenons-nous : en avril 2018, c'est Emmanuel Macron qui estime que « c'est un nouveau risque [celui de la dépendance ou de l'autonomie réduite] qu'il faut construire ». Quelques semaines plus tard, il précise qu'une nouvelle loi sera votée avant la fin de 2019. En juin 2019, c'est Édouard Philippe qui estime que cette nouvelle loi sera « le marqueur social du quinquennat ». Rien que cela.

Flou ministériel

Mais en fait, rien. Il ne s'est rien passé comme indiqué. Aucun projet de texte discuté entre le cabinet de la ministre Agnès Buzyn et les organisations professionnelles, aucun discours fondateur, aucune annonce de calendrier. Rien, vraiment rien. Enfin, pas tout à fait. Plusieurs rapports ont été versés au dossier : l'ambitieux rapport Libault en mars 2019, le très consensuel rapport El Khomri en octobre, sans oublier le rapport Dufeu-Schubert en décembre sur l'image de la vieillesse dans la société. Tous parlent peu ou prou de la nécessité d'aller vite et d'être ambitieux. Mais rien de tangible ! Interrogée le 7 janvier par un parlementaire sur l'avancée du projet, Agnès Buzyn (1) est restée très vague sur le calendrier, s'engageant simplement sur l'organisation (mais sans calendrier) d'une conférence sociale, déjà annoncée... fin octobre.

« Les rapports, ça suffit ! »

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