Malgré des avancées "ponctuelles", la quatrième enquête annuelle du collectif Cause Majeur constate que l'effectivité de la loi Taquet, notamment le volet prévoyant d'améliorer l'accompagnement des jeunes majeurs, demeure "trop dépendante des territoires" et de plus en plus contrainte par les restrictions budgétaires.
Quatre ans après la loi « Taquet » du 7 février 2022 sur la protection de l’enfance, le collectif Cause majeur – qui rassemble une trentaine d'organisations et de personnalités – publie les résultats de sa quatrième enquête annuelle consacrée à l’accompagnement des jeunes majeurs par l’aide sociale à l’enfance (ASE) jusqu’à 21 ans.
En principe, depuis cette loi, aucune « sortie sèche » de l'ASE ne doit intervenir à la majorité du jeune s'il est sans ressources ou soutien familial suffisants. Qu'en est-il sur le terrain ?
Réalisée auprès de 116 professionnels (directeurs, chefs de service, éducateurs) intervenant dans 49 départements et accompagnant 4 620 jeunes, l'enquête met en évidence une mise en œuvre encore très partielle de la loi.
Malgré quelques évolutions dans certains territoires, celles-ci « demeurent largement insuffisantes » et « n’entraînent aucun effet levier » à l’échelle nationale, regrette le Collectif.
Lire également notre long format « Jeunes majeurs en protection de l'enfance : la loi ne suffit pas ».

