Remis le 12 février à la ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, le rapport des professeurs Rachel Bocher, Marie-Odile Krebs et Angèle Malâtre-Lansac rappelle que les troubles psychiques constituent aujourd'hui « la première cause de morbidité et de handicap chez les jeunes de 15 à 25 ans ».
Malgré cela, les délais d'accès aux soins spécialisés sont particulièrement préoccupants, oscillant « entre 2 et 5 ans ». « Trop souvent, l'entrée dans les soins se fait en situation de crise, via les urgences ou sous contrainte, avec un impact traumatique pour le jeune et son entourage. »
Les autrices, qui ont auditionné près de 100 personnes entre novembre 2025 et janvier 2026 (dont des professionnels du médico-social, des usagers et familles, des associations, des acteurs de prévention…), dénoncent un « millefeuille illisible » des dispositifs, et des « silos entre les acteurs de l'éducation, du soin et du médico-social ».
Elles formulent dix mesures d'urgence et notamment la création d'un centre ressource national dédié au repérage et à l’intervention précoce, un meilleur maillage territorial pour les dispositifs d'intervention précoce, un financement « pluriannuel et pérenne ».
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