Si l'Association nationale des directeurs de l'action sociale et de santé (Andass) juge positive l'expérimentation de la renationalisation du financement du RSA menée dans trois départements, elle ne souhaite pas pour autant sa généralisation. Elle craint que le département perde son rôle central dans les politiques de solidarité et que l'État se désengage progressivement du financement du RSA.
Initialement, l'expérimentation de la renationalisation du financement du revenu de solidarité active (RSA) dans trois départements métropolitains (Seine-Saint-Denis, Ariège, Pyrénées-Orientales) devait s'achever à la fin de l'année. Finalement, la loi de finances pour 2026 l'a prolongée de cinq ans. D'autres départements, comme l'Yonne, aimeraient bien rejoindre le dispositif.
Dégradation financière des départements
Même si l'échéance a été retardée à fin 2031, la question se pose du débouché de cette expérimentation. A-t-elle vocation à rester limitée à quelques départements en difficulté ou doit-elle être généralisée à l'ensemble des collectivités ?
Depuis le lancement de cette opération en 2022 et 2023, la situation financière des départements s'est considérablement dégradée, au point qu'une récente mission d'inspections a tiré le signal d'alarme.

