« Il n’est pas possible, comme le fait la Cour des comptes, de conclure à l'échec d'une réforme dont le déploiement est encore largement en cours », déplore l’USB-Domicile (Adédom, ADMR, Fnaafp/CSF, UNA) ainsi que Nexem, au sujet du rapport de la juridiction financière sur la réforme de services autonomie à domicile (SAD) rendu public le 8 juillet.
En effet, pour ces organisations, « le nombre encore limité de SAD effectivement constitués ne permet pas aujourd'hui d'en porter une évaluation définitive ». Elles jugent en outre sévèrement les recommandations des magistrats financiers.
En particulier, l’abandon de l’obligation de constituer une entité juridique unique pour regrouper les services d’aide et de soins (Saad et Ssiad) « constituerait une erreur stratégique ».
De même, abandonner le principe du territoire d’intervention unique « reviendrait à légitimer les carences de gouvernance territoriale (...) dans le pilotage de la réforme ».
Enfin, elles s’opposent à la remise en cause de la tarification administrée des SAD proposée par le rapport. Pour elles, la réponse aux difficultés financières du secteur ne peut pas passer uniquement par « l’augmentation, même encadrée, du reste à charge des personnes accompagnées ».
A contrario, pour la Fédération hospitalière de France (FHF), « cette évolution constituerait un levier important de sécurisation économique ».
Plus globalement, la FHF salue « des recommandations pragmatiques » et appelle le gouvernement « à inscrire sans attendre ces évolutions dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ».
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