Le 13 janvier, la Haute-commissaire à l’Enfance a lancé des concertations afin de réfléchir à la création d’un « conseil des victimes ».
Annoncée en novembre dans le cadre des affaires Le Scouarnec et Bétharram, cette initiative a pour objectif d'« associer les victimes d’hier aux politiques de prévention et de protection des enfants d’aujourd’hui et de demain ».
Dans cette perspective, Sarah El Haïry souhaite solliciter les collectifs de victimes ainsi que des associations et des personnalités qualifiées. À l’issue de ces travaux, « en cas de consensus, le Haut-commissariat proposera à l’exécutif des orientations visant à structurer un conseil des victimes », indique-t-elle.
Il ne s’agit pas d’ajouter une nouvelle instance à celles qui existent déjà (comme le CNPE, la HAS ou la Ciivise) mais « de s’inscrire intelligemment dans l’existant, pour bâtir une instance fonctionnelle, cohérente, efficace et capable de s’inscrire dans la durée ».
En parallèle, une proposition de loi visant à créer « un conseil consultatif de victimes et survivantes de violences subies durant l’enfance » a été déposée le 2 décembre à l’Assemblée nationale. À travers cette instance, la République reconnaîtrait que « celles et ceux qui ont vécu ces violences disposent d’un savoir unique, indispensable pour comprendre les mécanismes des crimes, leurs conséquences et les besoins réels des personnes concernées », indiquent les députés dans l'exposé des motifs.
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