Très attendue par le collectif Cause majeur !, la proposition de loi de la députée LFI Marianne Maximi « pour protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse », n’a pas pu être mise en vote le 29 octobre.
Plus de 140 amendements ont en effet été déposés sur ce texte par le Rassemblement national (RN) et l’UDR, ce qui a prolongé la discussion. Sous les huées des députés de gauche, les députés RN se sont succédé pour défendre ces amendements, conduisant Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, à accuser l'extrême droite d'avoir organisé l'obstruction, pour empêcher le vote sur ce texte.
La proposition de loi vise à étendre jusqu'à 25 ans l'accompagnement de jeunes majeurs de l'ASE et à en faire un droit opposable. Elle crée un fonds dédié pour donner aux départements les moyens de mettre en œuvre cet accompagnement.
La ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, s'est opposée au texte, estimant que la priorité était de rendre pleinement effectif l'accompagnement jusqu'à 21 ans prévu par la loi de 2022.
Le collectif Cause majeur ! se dit déçu mais déterminé à « continuer le combat ».
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