Trois mois après son renouvellement, le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) s’est réuni pour la première fois en assemblée plénière le 27 octobre, en présence de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Séphanie Rist.
Parmi les temps forts de cette réunion, « le règlement intérieur a été modifié afin de faire du collège des enfants un collège comme les autres », explique Marie-Hélène Lecenne, la présidente du conseil. Objectif : « amplifier le rôle des jeunes » qui seront systématiquement destinataires des projets de texte pour avis. En outre, deux d'entre eux vont entrer au bureau du CNPE, afin que « leur voix prenne toute leur place dans les décisions qui les concernent », se félicite la ministre.
La rencontre a aussi permis de redéfinir les thèmes des cinq commissions. Elles porteront sur l'effectivité des droits et les besoins fondamentaux des enfants, leur santé, leur parcours de vie et leur autonomie. Deux commissions s'intéresseront à la « transformation de l'offre en protection de l'enfance » et à « l'approche globale des vulnérabilités et de la prévention », précise Marie-Hélène Lecenne.
Le CNPE n’avait pas attendu cette réunion plénière pour travailler. Il a en effet rendu plusieurs avis dont l’un porte sur un projet de décret relatif aux locaux accueillant des enfants de moins de trois ans confiés au titre de la protection de l'enfance en pouponnière à caractère social autonome ou au sein d'un autre établissement social et médico-social.
Prochaine étape : la définition du programme de travail du CNPE lors d’une réunion en décembre. À travers ce programme, « nous voulons agir en complémentarité avec d’autres instances et ne pas être redondants afin d’apporter des recommandations visant l’amélioration du service rendu en protection de l’enfance », indique sa présidente.
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