Nouvelle présidente du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), Marie-Hélène Lecenne arrive dans un secteur dont elle n’est pas spécialiste, mais qu’elle a régulièrement croisé au fil de sa carrière dans le social, le médico-social et le sanitaire. Cette ancienne directrice d’ARS entend aujourd’hui mettre son expérience des politiques publiques et sa capacité à créer du lien au service d’une présidence résolument collective.
Depuis un arrêté de juillet dernier, près de la moitié des membres du Conseil national de la protection de l’enfance a été renouvelée (voir encadré). L’instance est présidée par Marie-Hélène Lecenne, haute fonctionnaire et inconnue du secteur. Elle remplace Anne Devreese qui incarnait cette instance depuis 2022.
La nouvelle présidente sera épaulée par Olivier Selmati, qui exerce les fonctions de secrétaire général à la fois du CNPE et du Conseil national de l’adoption (CNA).
Elle ne veut pas se mettre en avant mais incarner un collectif. Lorsqu’on la rencontre en début de matinée dans les locaux flambant neufs du GIP France enfance protégée, cheveux courts grisonnants, vêtue d’une veste en jean, de discrètes boucles d’oreille et d’un foulard bleu assorti à ses yeux clairs, Marie-Hélène Lecenne, la nouvelle présidente du CNPE ne tient pas à parler d’elle.
Elle se plie pourtant au jeu de l’interview-portrait et retrace, d’une voix posée, choisissant ses mots, son parcours « dans le social, le médico-social et le sanitaire ».
Sensibilité aux publics vulnérables
Administratrice d’État, elle a commencé sa carrière comme inspectrice des affaires sanitaires et sociales dans les ex-directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales après des études d’économie et d’anthropologie.
Elle relie sa « sensibilité aux publics vulnérables » au fait qu’elle vient « d’une région particulièrement impactée sur le plan social, les Hauts-de-France ». C'est sans doute de là qu'elle acquiert « une profonde conviction », celle que « malgré les déterminismes, il est possible d’agir pour améliorer la vie des personnes vulnérables ».

