Quelques jours après une mobilisation nationale des professionnels de la petite enfance, le 8 octobre, à l'initiative du collectif « Pas de bébés à la consigne », des organisations professionnelles du secteur (ADMR, Elisfa, Fehap…) alertent sur le « décalage » des annonces de soutien de Stéphanie Rist avec « la réalité financière » des établissements.
La ministre a promis, le 21 septembre, 90 millions d'euros (M€) au titre d'un « plan d'urgence » pour soutenir les crèches et l'accueil individuel (assistantes maternelles), ainsi que 200 M€ dans le cadre du « plan d'adaptation au changement climatique des structures », selon les gestionnaires. Des enveloppes qui « ne tiennent toujours pas compte des réalités, qui plus est pour le secteur non lucratif », estiment-ils.
Ils dénoncent également les revalorisations de la prestation de service unique (PSU) prévues par la convention d'objectifs et de gestion (COG), ainsi que l'absence d'utilisation des fonds mis de côté en vue de la création de places (« a priori » 435 M€ n'ont pas été dépensés en 2026, 640 M€ en 2025, etc.).
Les organisations demandent au gouvernement de revoir son offre de soutien, « au regard des besoins réels » et des « fragilités actuelles » du secteur.
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