« Derrière le dévouement des professionnels du secteur médico-social se dissimule une grande précarité économique, marquée par des rémunérations très faibles et un temps partiel subi généralisé. » Ainsi commence l'article de la Fondation Jean-Jaurès qui, pour documenter la réalité sociale des travailleurs sociaux, s'appuie sur les témoignages recueillis au premier semestre 2026 dans le cadre de notre série « Paye ta vocation ! ».
Avec ce travail, Le Media social donne la parole à des professionnels du secteur qui détaillent leur salaire, leur budget et leur parcours professionnel, mais aussi les arbitrages auxquels ils sont confrontés au quotidien. Une manière de compléter les données statistiques par des récits incarnés sur ce que signifie aujourd’hui vivre de son métier dans le travail social.
« Pas de tableau Excel, pas d'éléments de langage »… L'éducateur spécialisé en protection de l'enfance Thomas Larrieu, qui cosigne cette note publiée le 2 novembre sur le site de la Fondation avec notre journaliste Marine Derquenne, a épluché les paroles des professionnels. Et celles-ci sont souvent édifiantes : « On ne mange pas de viande tous les jours, parce que ça coûte cher », nous avait ainsi dit Frédérique, monitrice éducatrice.
La Fondation Jean-Jaurès montre notamment comment le cumul d'emplois constitue souvent la seule solution pour vivre correctement. « Il ne s’agit pas d’un passage temporaire lié à un début de carrière ou à une situation exceptionnelle, mais d’une caractéristique installée sur la durée, y compris pour les professionnelles les plus expérimentées », précise l'article.
« Rester dans le secteur est un sacrifice personnel pour le bien de celles et ceux qui ont besoin d’être accompagnés », constate la Fondation, qui conclut : « Il est temps de donner plus que du sens à ces métiers essentiels. Il est temps de les payer, décemment. »
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