En 2024, 9,8 millions de personnes occupant un logement ordinaire vivent sous le seuil de pauvreté monétaire (soit 1 337 € par mois), dénombre l'Insee. Le taux de pauvreté s'établit à 15,4 %, un chiffre « stable » par rapport à 2023, année record en matière de taux de pauvreté. L'institut statistique relève en outre que « le niveau de vie des plus modestes augmente de 1,7 % », principalement grâce à la revalorisation des retraites, du Smic et des prestations sociales.
Ces chiffres ne doivent toutefois « ni masquer l’aggravation de la pauvreté sur la dernière décennie, ni le durcissement des conditions de vie des plus vulnérables », prévient le collectif Alerte. « Chaque jour, les associations constatent une aggravation des situations : personnes à la rue exposées à la canicule, absence de solutions d'hébergement adaptées, parcours de soins interrompus, familles confrontées à des arbitrages impossibles, jeunes sans solution ou ménages modestes qui ne parviennent plus à faire face à leurs dépenses essentielles ».
Le collectif rappelle par ailleurs la situation de fragilité dans laquelle se trouvent les associations de solidarité, dont les moyens humains et financiers « sont aujourd'hui menacés », « alors que les besoins augmentent ».
« Une stabilité statistique n’est pas une victoire sociale », lance le collectif. Surtout que, malgré le redressement des niveaux de vie des plus modestes, les inégalités de niveau de vie « atteignent un niveau historiquement élevé », souligne l'Insee.
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