Lancée en mai dernier à l'initiative du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, la commission d'enquête sur les causes et les conséquences de l'augmentation de la pauvreté, notamment pour les travailleurs seniors et les personnes âgées, et les manquements des politiques publiques pour y faire face, a repris ses travaux le 2 septembre avec l'audition, notamment, du collectif Alerte.
Son président Olivier Noblecourt a souligné que pendant longtemps, « on croyait disparue la pauvreté des personnes âgées. » Et l'ancien délégué interministériel à la pauvreté d'ajouter : « On est pauvre et âgé parce qu'on a été pauvre avant. Et on devient plus vite âgé si on a déjà été pauvre. »
Membre d'Alerte, Emmaüs a lancé un observatoire des budgets contraints à travers ses comités SOS familles. Le départ à la retraite constitue parfois un moment de bascule. « En raison de problèmes administratifs, certaines personnes se retrouvent plusieurs mois sans ressources. Elles doivent emprunter et se retrouvent en difficulté », a souligné Adrien de Casabianca, directeur communication et plaidoyer de l'association.
Face à la représentation nationale (très peu présente…), Olivier Noblecourt a indiqué les quatre axes d'actions préconisées par Alerte : simplifier l'accès aux allocations, conduire une politique du lien social en s'appuyant sur les collectivités et les associations, investir massivement dans le logement et proposer un accompagnement renforcé sur la santé.
La commission d'enquête, dont le rapporteur est Gérard Leseul (PS), doit rendre ses préconisations cet automne en espérant peser sur les débats de l'élection présidentielle.
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