« Une augmentation de 10 % par rapport au décompte de l'an dernier » : dressant le bilan de la « Nuit de la solidarité » entre le 22 et le 23 janvier, l'Unccas fait état d'une forte croissance du nombre de personnes recensées par les plus de 4 000 personnes, essentiellement bénévoles, qui ont parcouru les rues de la capitale et de 33 communes (sur 122) du Grand Paris.
Dans le détail, 3 857 SDF ont été comptabilisés à Paris et 1 083 dans le Grand Paris. Dans la capitale, 350 personnes supplémentaires par rapport à janvier 2025 n'ont pas trouvé de solution d'hébergement cette nuit-là. Cette hausse s'explique essentiellement par l'augmentation du nombre de campements de plus de vingt personnes qui est passé de sept en 2025 à seize cette année.
Autre enseignement : la baisse de la proportion de femmes à la rue cette nuit, passée de 14 % à 11 % du nombre de sans-abri. Le communiqué estime que cette situation d'amélioration pourrait être artificielle, liée à « l’organisation des mises à l’abri dans les jours précédents la Nuit de la solidarité dans le cadre du plan Grand froid et à des dispositifs exceptionnels ouverts par la ville de Paris ».
Dans le Grand Paris, les deux communes les plus touchées sont en Seine-Saint-Denis : Saint-Denis (395 personnes) et Saint-Ouen (133). Trois autres communes, également dans le 93, comptent entre 50 et 100 SDF : Bobigny, Pantin et Noisy-le-Grand.
« Nos territoires sont prêts à agir : ils ont besoin d'un soutien renforcé et pérenne », a conclu Luc Carvounas, le président de l'Unccas.
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