Le gouvernement se déclare satisfait de la gestion des deux semaines de grand froid alors que les associations pointent des trous dans la raquette et dénoncent une gestion au thermomètre. La Fédération des acteurs de la solidarité demande la mise en œuvre d'une circulaire pour décongestionner l'hébergement d'urgence.
Depuis l'avant-Noël, l'essentiel du pays rencontre un épisode de grand froid. Ce mardi 6 janvier, à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le député Emmanuel Fernandes (LFI) a dénoncé « un plan grand froid sous-dimensionné et déclenché trop tard, car conditionné à des seuils de température bureaucratiques ». Et le parlementaire d'ajouter : « À Strasbourg, le plan grand froid a abouti à simplement 13 places d'hébergement supplémentaires. »
Dans sa réponse, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a vanté un plan grand froid « sans précédent » avec 75 départements mobilisés et 4 500 places supplémentaires ouvertes. « Je me félicite que nous ayons été réactifs », assène-t-il, en n'oubliant pas de faire la promotion du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, dans lequel l'hébergement d'urgence devait recevoir 110 millions d'euros (M€) supplémentaires.
Mobilisation associative
Sur le terrain, les associations n'ont pas attendu la mise en place des arrêtés préfectoraux pour se mettre en ordre de marche. Directeur général d'Emmaüs solidarité (un millier de salariés prenant en charge 9 000 personnes chaque jour), Lotfi Ouanezar raconte que son organisation a rapidement pris la mesure de la situation.

