C'est aujourd'hui la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. L'occasion de revenir, dans notre long format de la semaine, sur les évolutions à l'œuvre en la matière, après des années de batailles autour des méthodes d'accompagnement adaptées à ce handicap. En la matière, les nouvelles recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), parues en février, marquent un tournant en disqualifiant officiellement la psychanalyse, fortement décriée par les associations de familles.
Au-delà de ce débat désormais tranché - au moins sur le papier -, les recommandations actualisent les pratiques autour du repérage précoce, de l’évaluation continue, de la coordination des parcours et renforcent la place des familles dans l’accompagnement.
Sur le terrain, les pratiques ont déjà fortement évolué, notamment en matière de diagnostic et d’intervention précoce, d'éducation thérapeutique et de guidance parentale. Des défis persistent toutefois, en particulier sur le plan de la formation initiale et continue des travailleurs sociaux, encore très insuffisante sur le sujet. Mais aussi sur celui des moyens humains, les structures médico-sociales manquant crucialement de pédopsychiatres.
Au-delà des débats, l’enjeu reste central : garantir un accès effectif à un accompagnement adapté, alors que les délais d’attente demeurent très importants pour les enfants et leurs familles.
Pour lire l'intégralité de notre enquête long format, c'est par ici ⇒ « Bonnes pratiques en matière d'autisme : un ajustement en cours »

