La Haute autorité de santé a rendu publique, le 12 février, sa nouvelle recommandation en direction des enfants et adolescents autistes. Face aux "fausses informations" qui perdurent, l’instance appelle les centres de formation à intégrer ces données et incite les professionnels, en particulier ceux de la protection de l’enfance, à s’en emparer.
Le document était attendu par les familles et une large partie des acteurs du champ de l’autisme : la Haute autorité de santé (HAS) a publié, le 12 février, une nouvelle recommandation de bonnes pratiques (RBP) relative au parcours des enfants et adolescents autistes.
Il actualise un premier opus de mars 2012, qui avait fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde de la psychiatrie. La HAS y déclarait alors, pour la première fois, que la psychanalyse était « non consensuelle » pour la prise en charge de l’autisme.
Depuis, le sujet semble moins sensible même si des scandales de maltraitance sur fond de prise en charge inadaptée reviennent régulièrement dans l’actualité (voir encadré). Ce trouble est devenu une politique publique en soi avec la mise en place de plusieurs plans nationaux et son intégration au sein des troubles du neurodéveloppement.
Harmoniser les pratiques
La science et les pratiques professionnelles ont aussi évolué et c’est pour prendre en compte ces nouvelles données que la HAS, dans cette nouvelle recommandation, fait « le point (...) sur les interventions recommandées et celles qui ne peuvent l’être ». Objectif : « harmoniser les modes d’accompagnement et les pratiques de soins et d’interventions proposés aux enfants autistes », indique-t-elle.
Pour cela, « nous avons travaillé sur les données de la science », a expliqué Amaria Baghdadli, psychiatre et co-présidente du groupe de travail de cette recommandation, lors d’une conférence de presse. Non sans regretter que perdurent encore de nombreuses « fausses informations » sur l’autisme.

