Quatorze ans après la dernière mouture, la Haute autorité de santé (HAS) a publié en février dernier les nouvelles recommandations de bonnes pratiques sur les troubles du spectre de l’autisme (TSA). Après une longue bataille des associations de familles, la psychanalyse s’y voit disqualifiée. Si son empreinte reste présente dans le secteur médico-social, l’accompagnement a fortement évolué ces dix dernières années.
Preuve qu’il s’agit d’un événement : plus de 7 000 psychologues, infirmiers, psychomotriciens, travailleurs sociaux ou autres médecins se sont inscrits au webinaire proposé par la Haute autorité de santé (HAS) ce mardi. Le thème : « TSA enfants et adolescents, comment co-construire un accompagnement de qualité ? », à l’appui des dernières recommandations de bonnes pratiques (RBPP) publiées le 12 février.
Quelles nouveautés dans ces recommandations ? La prise en compte des nourrissons, l’intégration des troubles du spectre de l'autisme (TSA) dans la catégorie générale des troubles du neurodéveloppement, un chapitre sur les enfants et adolescents aux troubles sévères et besoins intensifs. Les recommandations actualisent également les bonnes pratiques autour de l’intervention précoce, la prise en compte de l’hétérogénéité des besoins d’appui des personnes, la place renforcée des familles et de leur expertise dans les interventions, la coordination nécessaire autour de la scolarisation, la nécessité pour les professionnels de réaliser des évaluations de fonctionnement tout au long de la vie.
Un consensus scientifique
« Depuis la fin des années 2000, les publications scientifiques sur les troubles du spectre de l'autisme ont non seulement doublé en quantité mais aussi en rigueur scientifique », explique Claire Compagnon, présidente de la commission recommandations, pertinence, parcours et indicateurs de la HAS.

