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Tribune libre23 janvier 2026
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L’impossible transformation de l’offre du secteur du handicap

Alors que la transformation de l'offre dans le secteur du handicap connaît une nouvelle impulsion, la conversion au modèle inclusif peine toujours à se concrétiser. Dans cette chronique*, Jean-Luc Gautherot, ingénieur social, revient sur douze années de réformes et dessine les enjeux à venir.

Avec l’entrée en vigueur de Serafin-PH et l’annonce de la publication d’une instruction qui rendrait obligatoire la transformation de tous les établissements et services enfants en plateforme de services coordonnés, le secteur du handicap vit une nouvelle poussée de la transformation de l’offre. Engagée depuis plus de dix ans, on finit par se demander si cette conversion au modèle inclusif aboutira un jour.

Transformation de l’offre et désinstitutionnalisation, même combat

Commençons par définir le sens de l’expression transformation de l’offre. Elle a le même sens que le mot désinstitutionnalisation. Les deux termes désignent le même processus qui permet le passage d’un modèle protecteur (les personnes sont définies par leur type de vulnérabilité et orientées vers une place d’établissement spécialisé) à un modèle inclusif (les personnes sont vues comme des titulaires de droits et orientées vers une plateforme de services qui coordonne des prestations qui permettent de vivre prioritairement en milieu ordinaire).

Tous les secteurs de l'action sociale sont engagés dans cette conversion, mais c’est seulement pour les secteurs du handicap et des personnes âgées qu’on utilise officiellement l’expression transformation de l’offre.

Le tabou de la désinstitutionnalisation

Dans le champ du handicap, rares sont les personnalités influentes à oser employer le mot désinstitutionnalisation. Céline Poulet, secrétaire générale du comité interministériel du handicap, fait partie de ces acteurs.