Après plusieurs années d'expérimentation dans certaines régions, la possibilité pour les opticiens-lunetiers d'intervenir directement dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) entre dans le droit commun, à la faveur d'un décret du 12 juin 2026.
Ce texte précise, de façon laconique, que ces professionnels peuvent y réaliser « les actes professionnels relevant de [leur] compétence » (déterminer la réfraction, c'est-à-dire réaliser un test d'acuité visuelle, délivrer des verres correcteurs, etc.).
Le décret encadre peu leur intervention. Il se contente d'indiquer que pour chacune, l'opticien-lunetier doit adresser « un compte rendu au patient, au médecin prescripteur, au médecin coordonnateur et le cas échéant au médecin traitant, par tout moyen garantissant la confidentialité des informations transmises ».
Rappelons par ailleurs que les résidents doivent disposer d'une ordonnance d'un ophtalmologue pour obtenir une correction visuelle, et donc pour que celle-ci soit ensuite délivrée par un opticien.
À lire également :

