Réunis à Toulouse à l'initiative de la Fnadepa, les directeurs d’établissements et services pour âgées ont placé la transition écologique au cœur de leurs échanges. Objectif : partager les leviers pour relever le double défi du vieillissement de la population et du changement climatique.
« Pourquoi parler climat dans un congrès du grand âge ? », interroge Jean-Pierre Riso, président de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour âgées (Fnadepa), dans son discours d’ouverture du 41e congrès de l'organisation, qui s'est tenu à Toulouse les 11 et 12 juin, à mi-chemin entre deux épisodes caniculaires.
« Nos établissements sont des passoires énergétiques pour beaucoup d’entre eux. Le changement climatique frappe déjà celles et ceux que nous accompagnons (…) Et pourtant, la rénovation thermique, les circuits courts alimentaires, les jardins partagés, les approches bas-carbone : tout cela coûte de l’argent que nous n’avons pas », poursuit-il.
Face à une double urgence, démographique avec l’accélération du vieillissement, et climatique, il va falloir agir vite et avec des moyens, insiste-t-il.
D’où la demande de levée immédiate du gel prudentiel de 215 millions d'euros, décidé par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui avait ulcéré le secteur en avril dernier.
Pour l’heure, ce congrès toulousain visait à « partager, apprendre (…) repartir avec des idées, des outils, des convictions renforcées ».

