« Les 16, 17 et 18 décembre, c'est tout le secteur qui se mobilise pour exiger un financement à hauteur des besoins, des revalorisations salariales, des effectifs suffisants et l'accès aux droits des personnes accompagnées. »
La commission de mobilisation du travail social en Île-de-France, qui rassemble principalement des travailleurs sociaux syndiqués à la CGT, à Sud et des non-syndiqués, entend remettre la pression sur les pouvoirs publics et les organisations gestionnaires. Si l'appel s'adresse à l'ensemble du secteur social et médico-social, ce sont dans les faits surtout les professionnels du champ social qui se sentent les plus concernés.
Le 16 décembre, un rassemblement était organisé devant Interlogement 93, qui gère le 115 de Seine-Saint-Denis, afin de protester contre la situation jugée alarmante des SIAO en région parisienne (six départements sur huit étant en grève) et, plus largement, contre l'état de l'hébergement d'urgence. De loin, il s'agit du secteur le plus mobilisé.
À noter également que l'association Aides, qui prévoit 61 suppressions de postes sur 497 salariés, est elle aussi confrontée à un mouvement social.
La mobilisation ne limite toutefois pas à la région parisienne. Selon le site Rapports de force, « Strasbourg, Rouen, Metz, Nantes, Toulouse ou encore plusieurs villes du Gard (Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze) ont déjà répondu à l’appel. »
Le 18 décembre, à l'occasion de la Journée internationale des migrants, les militants syndicaux sont appelés à rejoindre la Marche des solidarités, proposée par des associations de personnes accompagnées, notamment migrantes.
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