Rendu public le 25 mars, le rapport annuel de la Cour des comptes 2026 analyse, au sein de quatorze chapitres thématiques, la contribution de plusieurs politiques publiques à la cohésion et à l’attractivité des territoires.
Dans une partie consacrée aux « disparités territoriales dans la politique nationale de l’emploi », elle examine « le nouveau cadre de gouvernance territoriale de l’emploi » (création d’un réseau pour l’emploi et de comités territoriaux) issu de la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023.
Plusieurs « points de vigilance » – qui avaient déjà été identifiés dans un récent rapport – sont mis en évidence pour assurer la réussite de la réforme : l’adaptation des opérateurs (France travail, missions locales, Cap emploi) à la nouvelle organisation, la mobilisation de nouveaux financements et la nécessité d’ « une mise en cohérence des objectifs de la politique nationale de l’emploi et des priorités territoriales ».
Jugée « positive » par les magistrats financiers, la loi plein emploi « ne constitue toutefois qu’un cadre à utiliser pour mieux coordonner l’action de chacun et n’est pas de nature, à elle seule, à assurer l’amélioration de la situation de l’emploi sur l’ensemble des territoires et la résorption des disparités entre eux ». La situation de l’emploi « dépend aussi de la conjoncture économique, de la réussite des objectifs nationaux de la politique de l’emploi, ainsi que du dynamisme des acteurs locaux », poursuivent-ils.
Parmi les autres sujets abordés dans le rapport, signalons les recommandations de la Cour en faveur d' « une réorganisation du maillage de l'offre de soins hospitaliers afin d’éviter les retards de prise en charge ».
D'autres chapitres portent sur les enjeux financiers entre État et collectivités. Sur ce sujet, la Cour des comptes formule des recommandations pour « renforcer la péréquation visant à atténuer les écarts des richesses ».
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